La Grèce et l'Islam

Depuis le Grand échange Chrétiens-Musulmans de 1923 entre la Grèce et la Turquie, il ne reste que 3% de Musulmans en Grèce qui avait été exemptés du traité de Lausanne. Ils habitent principalement l'Est du pays et notamment la province de Thrace Occidentale.

La communauté Musulmane est la seule minorité reconnue par l'Etat Grec et si les Musulmans de Thrace ont la nationalité Grècque, ces gens ne sont pas toujours considérés comme Grecs par les Grecs Orthodoxes et la Constitution les qualifie de "Musulmans" (pour les raisons ethnico-religieuses évoquées sur les pages "La Grèce Moderne" et "La Religion Orthodoxe").

En fait, la Constitution Grècque actuelle relègue la communauté Musulmane au rang de Communauté protégée (Dhimmi) comme les Chrétiens sous l'Empire Ottoman, mais pour les autres minorités Religieuses (Catholiques, Juifs, ...), c'est encore plus dur, elles ne sont même pas mentionnées. C'est simple, aux yeux de l'Etat Héllènique, ces cultes n'existent tout simplement pas en Grèce et les droits des pratiquants de ces Religions ne sont donc pas garantis sur le territoire national.

L'organisation du culte Musulman en Grèce

Le mode de gestion de la minorité Musulmane en Grèce est basé sur le système des Millets et sous l'Empire Ottoman, le Millet était un système qui visait à protéger et contrôler les minorités religieuses de l'Empire. L'un des moyens de contrôle de ce système des Millets consiste pour le pouvoir à nommer les dignitaires religieux des communautés protégées (et donc en Grèce, l'Etat nomme les mouftis et les imams).

Les exceptions culturelles de la minorité Musulmane de Thrace Occidentale

En Grèce, la Charia est inscrite dans la Constitution et l'application de la Loi Coranique en matière sociale et familiale est garantie aux citoyens de confession Musulmane.

Il revient aux mouftis et aux Imams (qui ont le rôle de Juges et le statut de fonctionnaires d'Etat) d'appliquer la Sharia aux citoyens Musulmans pour le compte de l'Etat Grec.

L'application de la Charia en Grèce se traduit par le droit à la Polygamie, aux mariages des filles mineures (même si ces deux dispositions ne sont pas encouragées), aux règles coraniques sur l'héritage, ect ...

Par exemple dans le cas où une dispute a lieu entre deux citoyens de confession musulmane en matière sociale et familiale, c'est la Charia qui s'applique de plein droit, même si l'une des parties au conflit demande à ce que ce soit le droit civil Grec qui s'applique.

A titre d'exemple, en 2013, la Cour Suprême (L'équivalent de la Cour Constitutionnelle en France) a annulé le testament d'un citoyen Musulman décédé au motif qu'il était contraire à la Charia.

Ce citoyen Musulman avait fait un testament tout à fait légal au regard du droit civil Grec par lequel il laissait toutes ses possessions à sa femme, mais sa soeur a saisi la Cour Suprême en arguant que les formes dans lequel le testament avait été rédigé contrevenait à la loi Islamique de Succession.
La Cour Suprême s'est penchée sur l'affaire et, au regard des textes de la loi civile Islamique, a cassé le testament du défunt et donné une part de ses possessions à sa soeur, comme elle le demandait.

Cette décision de la Cour Suprême est lourde de sens puisqu'elle interdit officieusement aux citoyens Musulmans d'utiliser la loi civile Grècque et les force à utiliser la Charia (Normalement, les citoyens Musulmans ont le choix entre les deux lois, mais après cette décision, quel intéret pour un Musulman d'utiliser la loi civile Grècque si à la moindre dispute avec un membre de sa communauté, la Cour Constitutionnelle invalide toute décision contraire à la Charia ?).

Maintenant dans le cas où une dispute oppose un Chrétien et un Musulman, là c'est le droit Grec (Chrétien Orthodoxe) qui s'applique automatiquement aux deux parties.

Des variantes de ce système des Millets qui visent à organiser et protéger les communautés minoritaires peuvent aussi être trouvées dans des pays comme l'Egypte (En cas de litiges entre Coptes, c'est les lois Chrétiennes qui s'appliquent) ou l'Iran (Dans ce pays, les populations minoritaires comme les Juifs ont leur propres députés pour les représenter).

Comment s'exerce le culte Musulman en Grèce ?

Les Musulmans de Thrace peuvent élire leurs députés au parlement

Si les mouftis sont nommés par les autorités Grècques, la minorité musulmane de Grèce a tout de même le pouvoir d'élire certains de ces représentants.
C'est le cas par exemple des députés.

Les Musulmans ont un nombre minimum de 3 députés garantis par la Constitution sur les 300 députés que compte la Vouli (Le Parlement).
Ce nombre est parfois plus élevé car, comme les autres députés, les Musulmans peuvent être membres des différents partis politiques autorisés et se présenter pour le compte de ces partis.

Ci-dessous, une vidéo montrant la cérémonie d'investiture de 3 députés Musulmans issus de la minorité musulmane de Thrace Occidentale :

Comme on peut le voir sur la vidéo, les députés musulmans doivent jurer fidélité à l'Etat et à la Constitution sur le Coran et sur leur Prophète Mahomet.

Une partie des emplois publics sont réservés aux Citoyens de Confession Musulmane

La Grèce étant un Etat Religieux ou la laïcité n'existe pas, il est plutôt logique que la règle des quotas religieux s'applique, et pas juste pour les députés.
Ainsi, une partie des emplois publics sont uniquement réservés aux candidats de confession musulmane, y compris dans des domaines sensibles (policiers, gardes-côtes, gardes frontières, etc...). Donc, un candidat d'une autre Confession religieuse ne peut pas briguer ces postes-là : Ce sont des emplois réservés.

Par exemple, en août 2020, 5% des offres d'emploi comme gardes frontières étaient réservés exclusivement aux Citoyens Grecs Musulmans.
Page 2 du réglement du concours (Source: police Grècque) : "Parmi les postes proposés dans la région de Macédoine orientale et de Thrace, à savoir dans les Unités Régionales de Drama et de Xanthi, un pourcentage de 5% d'entre eux est réservé exclusivement aux candidats Grecs qui appartiennent à la minorité musulmane de Thrace".

Des Musulmans de Grèce prêtent serment pour devenir gardes frontières (Grèce).

Sur la photo ci-contre prise en juillet 2020, des Musulmans de Thrace prêtent Serment devant le Vicaire du moufti de Komotini, le Docteur Jihad Khalil, afin de devenir gardes-frontières pour le compte de l'Etat Hellènique.

Note : La plupart des Musulmans de Grèce habitent en Thrace Occidentale (Est du pays) et comme le gouvernement d'Erdogan a pris l'habitude de libérer les criminels non-Turcs et essaie - par tous les moyens - de s'en débarrasser en les refilant à la Grèce, ça crée des vocations chez les habitants de Thrace Occidentale, qui s'engagent pour protéger leur Patrie - et  leur famille - des nouveaux venus en provenance de Turquie, dans le cadre de ce que l'Etat et la presse grecs qualifient de guerre asymétrique menée par Ankara.

La nomination des mouftis par l'Etat Grec

Comme le prévoit le système des Millets, ce sont les autorités Chrétiennes Orthodoxes (puisqu'il n'y a pas de séparation de l'Eglise et de l'Etat en Grèce) qui choisissent les dirigeants religieux de la communauté Musulmane.

Cela ne plaît pas aux Turcs qui font pression pour que les mouftis ne soient plus nommés par l'Etat Grec, mais soient élus par les habitants musulmans de Thrace dont beaucoup sont turcophones et fortement influencés par la Turquie.

Donc, si en Grèce la Charia était supprimée, les mouftis perdraient leur statut de juges civils et il n'y aura plus de justification à ce qu'ils soient nommés par l'Etat Grec.

Et dans ce cas, ce serait les musulmans de Thrace (dont une partie sont manipulés en sous-mains par la Turquie) qui choisiraientt leurs dignitaires religieux.

Et ça ce serait extrêmement mauvais pour la Grèce, car la région de Thrace Occidentale passerait officieusement sous contrôle turc.

Bref, conserver la sharia et le pouvoir des mouftis permet à l'Etat Grec de continuer à administrer le culte musulman et d'éviter que le premier venu (agent turc, islamiste étranger, ...) ne prenne le contrôle des mosquées et de la Communauté Musulmane de Grèce.

C'est pour ça qu'en Grèce, on assiste à une situation plutôt ironique : Ce sont les Chrétiens Orthodoxes (dont beaucoup sont anti-musulmans à cause de la colonisation ottomane) qui veulent conserver la Charia alors qu'une partie des Musulmans de Thrace et la Turquie sont plutôt favorables à son abolition.

Cela dit, pour supprimer (ou renforcer) la Charia en Grèce, il ne faudrait pas juste modifier la Constitution Grècque, il faudrait d'abord renégocier le traité de Lausanne de 1923 et donc il faudrait d'abord obtenir l'accord de nombreux pays dont la France... ou encore la Turquie.
Et comme ce traité a aussi déterminé la position des frontières de la Grèce et de la Turquie, tenter de le modifier pourrait s'avérer très dangereux pour la stabilité de la région, surtout qu'il y a des ressources gazières importantes en Mer Egée et que ces dernières années, des politiciens Turcs ont ouvertement contesté la possession par la Grèce de 18 îles en Mer Egée.

En ce qui concerne les prérogatives des mouftis de Thrace Occidentale, ils sont compétents pour tout ce qui a trait aux mariages, divorces, pensions alimentaires, tutelles et successions.

Quels sont les Musulmans qui peuvent bénéficier de ces droits spéciaux ?

Tous les droits et exceptions culturelles mentionnées ici sont octroyés uniquement aux Citoyens Grecs de confession musulmane et notamment: les descendants des Musulmans qui ont été exemptés de l'échange de population de 1923, les Musulmans marié(e)s avec des Grec(ques) et ceux qui ont obtenu la nationalité Grècque (Plutôt difficile à obtenir, car la Grèce est un pays qui ne brade pas son identité, mais il y en a).

Les clandestins (Individus qui ont enfreint la loi grècque sur l'entrée illégale et qui encourent jusqu'à 4 ans de prison, une amende et ensuite une expulsion s'ils se font prendre sur le fait) ne bénéficient bien évidemment pas de ces droits particuliers.

Les rapports entre les Musulmans de Thrace et le reste de la société grècque

Comme dans plusieurs pays des Balkans, c'est le "Vivre à côté" plutôt que le "Vivre ensemble" qui est privilégié en Grèce, donc les Musulmans de Thrace ont assez peu de contacts avec le reste de la société grècque, à part en ce qui concerne le commerce ou la cohabitation dans certaines structures étatiques comme la police ou l'armée.
L'objectif ici étant de limiter les contacts entre communautés au strict miminum afin d'éviter les conflits communautaires.
L'autre raison, c'est que le traité de Lausanne impose à la Grèce de préserver la Communauté Musulmane : Donc l'Etat Grec agit de manière à ce que les Musulmans de Grèce ne s'assimilent pas à la société grècque, ce qui préserve leur existence en tant que minorité.

L'enseignement séparé

Le traité de Lausanne prévoie notamment que les Musulmans de Thrace ont leur propres écoles où ils suivent un enseignement spécifique.

Ce n'est d'ailleurs pas la seule communauté en Grèce qui bénéficie d'un tel enseignement séparé : Il y a aussi des écoles spécifiques pour la minorité Rom.
Pour la petite anecdote, un système de cours séparés, dispensés l'après-midi au sein des écoles publiques (alors que les autres élèves de l'école publique ont cours le matin), a aussi été mis en place pour les enfants des migrants (majoritairement Musulmans) dès 2016, donc sous le gouvernement de gauche d'Alexis Tsipras : Cela montre que l'enseignement séparé est un phénomène dû avant tout à la Culture, à l'Histoire et au fonctionnement sociétal du pays plutôt qu'à des raisons politiques ou idéologiques.

La population grècque est habituée à ce système et les tentatives de l'UE, qui depuis le milieu des années 1990 essaie d'obliger la Grèce à adopter un système scolaire plus inclusif, créent des troubles dans la société (Ex: Bagarres rangées entre communautés, et notamment entre Grecs et Albanais dans certaines écoles), parents Grecs-Orthodoxes qui retirent leurs enfants des écoles pendant plusieurs semaines car ils ne veulent pas que leurs enfants fréquentent les enfants des autres communautés et souhaitent que l'enseignement séparé continue, voire que de nouvelles classes séparées ouvrent pour les enfants des nouveaux arrivants, etc...

Les interférences de la Turquie

Le fait qu'il y a des Musulmans en Grèce, même ceux dont la présence est légitime (comme les Musulmans de Thrace), est un sérieux problème pour la Grèce.
La raison c'est que la Turquie utilise la présence de communautés musulmanes en Grèce comme un prétexte afin de se mêler des affaires intérieures grècques, en tant que "guarante" du droit des minorités Musulmanes, qu'elle qualifie de "Turcs".
Par exemple, le ministre Turc des affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a eu le discours suivant lors d'une visite officielle en Grèce en Mai 2021 : «En Grèce pour rencontrer des membres de la minorité "turque" de Thrace occidentale et discuter de nos relations bilatérales».
Et il ne s'agit ici pas d'un cas spéficique à la Grèce : La Turquie utilise la même excuse pour pouvoir se mêler des affaires intérieures des autres pays des Balkans.

Cependant, en Thrace Occidentale (région de l'Est de la Grèce et qui est frontalière de la Turquie), cela va même plus loin :
Une partie des politiciens Turcs insinuent que la Thrace Occidentale serait un territoire occupé car la Grèce, car cette région est peuplée majoritairement de Musulmans, donc de "Turcs".

Aussi, la Turquie essaie de déstabiliser la Grèce depuis l'intérieur du territoire grec en essayant de retourner les Musulmans de Thrace Occidentale contre l'Etat Grec et le reste de la population.
Pour cela, la Turquie s'appuie principalement sur son Consulat de Thrace Occidentale et sur la langue turque (qui est enseignée dans les écoles dédiée à la minorité musulmane de Thrace).
En réalité, la Turquie se soucie peu des Musulmans de Thrace Occidentale : Elle les utilise comme des pions à des fins stratégiques et politiques afin de nuire à la Grèce.

L'instrumentalisation des Musulmans de Thrace par l'Etat Turc, mais aussi la colonisation Ottomane de la Grèce et le pogrom d'Istanbul de 1955 (qui a visé la minorité Grècque Orthodoxe vivant en Turquie) font que beaucoup de Grecs Orthodoxes regardent la minorité Musulmane de Thrace Occidentale avec suspicion.

Mais même si cette situation est regrettable, au moins les Musulmans de Thrace n'ont, eux, pas été chassés de leurs terres, contrairement aux Grecs-Orthodoxe de Turquie, qui étaient encore plus de 100 000 à vivre en Anatolie en 1954 et qui sont aujourd'hui moins de 3000.
Pareil pour les Grecs-Orthodoxes d'Egypte qui ont aussi été contraints de quitter l'Egypte dans les années 1950 alors qu'ils habitaient là depuis des siècles.

Pourquoi est-ce qu'il n'y avait pas de mosquées fonctionnelles à Athènes jusqu'en 2020 ?

Athènes était jusqu'à il y a peu la seule capitale de l'Union Européenne à ne pas avoir de mosquées officielles en état de marche et il y a des raisons historiques à cette situation :

En effet, lorsque la Grèce a été colonisée par l'Empire Ottoman, les colonisateurs Musulmans ont commis le sacrilège de convertir le Parthénon en mosquée et c'est pour venger cet affront que depuis la guerre d'indépendance victorieuse qui a eu lieu entre 1821 et 1829, il n'y avait plus aucune mosquée officielle en état de fonctionnement à Athènes.

Mais le 1er ministre Kyriakos "Koulis" Mitsotakis a finalement fait inaugurer une mosquée à Athènes (coût: Environ 1 millions d'euros) fin 2020, et ce malgré l'opposition de la population locale.

Juste une précision : Il ne s'agit pas ici de critiquer la présence de mosquées en Grèce (Il y en a plus de 300 en fonctionnement dans l'Est du pays), mais uniquement à Athènes:
Car cette décision prise par Mitsotakis est une véritable insulte nationale au regard de l'Histoire, surtout à l'heure où en Turquie le gouvernement d'Erdogan a convertie la Basilique Sainte Sophie en mosquée.

Si ce problème dû à l'Histoire du Pays n'avait pas existé, ce projet de mosquée aurait été raisonnable et même nécessaire : déjà pour permettre aux Musulmans de Thrace venus étudier à Athènes et aux touristes musulmans d'avoir un lieu où se recueillir, et ensuite c'est une décision sécuritaire logique : car comme toutes les autres mosquées de Grèce, la mosquée d'Athènes est un bâtiment officiel de l'Etat Grec : Il a financé sa construction, il l'entretient et l'administre par le biais des imams et des mouftis (qui rappelons le, sont des fonctionnaires : donc choisis, formés, payés, contrôlés et devant obéir à l'Etat Grec).

Ci-dessous, quelques photos de la mosquée d'Athènes :

La mosquée officielle d'Athènes, vue de 3/4. La mosquée officielle d'Athènes vue de face.

La façade du bâtiment, qui est sans minarets (contrairement à de nombreuses mosquées situées en Thrace), porte l'inscription : "République Hellénique, Ministère de l'éducation, de la Recherche et des Affaires Religieuses, Mosquée d'Athènes" en grec et en anglais.
Aussi, autour de la mosquée, le drapeau de la Grèce flotte ce qui indique clairement, même à ceux qui ne parlent pas ces deux langues, qu'ils sont en présence d'un bâtiment officiel de l'Etat Grec.

Quelques articles et reportages qui évoquent la situation des Musulmans de Grèce :

Article du site la-croix de janvier 2018 qui indique que le parlement Grec a publié une loi censée parmettre aux Citoyens Musulmans qui le souhaitent de faire appel aux tribunaux civils pour régler les affaires familiales et non plus d'être (officieusement) obligés de devoir faire appel aux mouftis pour régler ce genre de conflits.

Un Etat européen applique la charia : La Grèce (Article de France Info d'octobre 2016).

Article du journal Le Monde datant de 2015 intitulé: "La Charia au Coeur de l'Europe" et qui précise que "Les minorités Musulmanes sont soumises par le gouvernement (Grec) à la loi islamique.

En 2014, au Sénat, une députée UMP représentant les Français de l'étranger avait interrogé le ministre Français des affaires étrangères de l'époque par rapport à l'application de la Charia en Grèce, "s'étonnant que le droit coranique puisse primer sur le droit national au sein même de l'Union Européenne".

L'article du journal belge RTBF datant de 2014 intitulé "La Charia est encore appliquée dans un coin d'Europe" évoque également cette spécificité de la législation Grècque.

Documentaire de la chaîne Arté sur l'application de la Charia en Grèce datant de 2014.

Reportage vidéo de 2011 (sous-titré en anglais) qui évoque l'application de la Charia en Thrace Occidentale.

En Grèce, la lente intégration de la minorité musulmane de Thrace : Excellent article de Middle East Eyes qui évoque les lois d'exception dues au traité de Lausanne.

Article de Pentapostagma datant de 2020 : Des Musulmans de Grèce prêtent serment pour devenir gardes-frontières.

Dispositions prévues par le traité de Sèvres (1920) relatives à la Thrace Occidentale et aux minorités Ethnico-religieuses qui habitent cette province.

Souveraineté et gouvernementalité: La rivalité Greco-Turque en Thrace Occidentale.

"Roumélie : Les Balkans encore Turcs" : Article sur le paternalisme colonial turc dans les Balkans (Grèce inclue).